Über die Künstlerin

Geprägt vom Umfeld einer großen Familie, von vielen Reisen, speziell langen Aufenthalten in Afrika und Indien, aber auch von Erfahrungen als Ergotherapeutin in Krankenhäusern und Altenheimen, folgte Veronica Rummel-Damian im Laufe ihrer Entwicklung immer mehr dem inneren Ruf nach Verwirklichung ihrer schöpferischen Anlagen und Fähigkeiten in Wort und Bild.

Sie drängte auf eine künstlerische Ausbildung bereits in jungen Jahren und durchlief diese dann in Würzburg, Kinshasa/Kongo, München und Berlin mit Examen.

Ihre soziale Prägung erhielt sie früh als ältestes von sechs Kindern des Ärzteehepaares Prof. Dr. Alfons und Dr. Elisabeth Rummel und durch ihre Tätigkeit als Ergotherapeutin. Sie beschäftigte sich vor allem mit behinderten und kranken jungen und alten Menschen.

Sie zeichnete, malte und töpferte nicht nur mit ihren Patienten. Ihr war es wichtig, das schöpferische, oft verschüttete positive Erleben des Kranken wieder aufzudecken und zu reaktivieren. Ihre größte Freude war es, wenn Gesichtsausdruck, Heiterkeit und Sprache wieder zurückkamen.

Der Mensch stand immer im Mittelpunkt ihres künstlerischen Schaffens. Themen waren der einzelne Patient auf einer Station, aber auch zwischenmenschliche Beziehungen, Portraits von Freunden und Fremden im Alltag, aber auch das immer wiederkehrende Thema der Frage nach dem eigenen Ich im Selbstportrait. Manche Bilder sind „beschrieben“, d. h. Veronicas Gedanken umkreisen mit Worten die Darstellung. Ein Beispiel ist die Beobachtung eines Zimmermädchens, die subtile Zeichnung ihrer Hände und Füße, die Aufzeichnung sogar ihrer Sprache in deren einfach artikulierten Sätzen. Der Betrachter soll den Menschen als individuelles Geschöpf in seiner Echtheit „lesen, nachempfinden und nacherleben“.

Die Zeichnung ist ihre bevorzugte Ausdrucksform. Der subtile Strich des Bleistifts kann ihre Beobachtungen und Empfindungen unverzüglich umsetzen. Deshalb führte sie stets ein Blöckchen mit Bleistift in der Tasche mit sich. Eine ganze Serie zeichnete sie auf Packpapier, manchmal gehöht mit Kreidestift. Sie malte aber auch Farbbilder in Eitempera oder als Aquarell mit Tusche und Feder

Veronica schreibt auch Gedichte. Sie konstruiert sie nicht, sie fließen intuitiv aus ihr heraus. Sie illustriert sie auch, witzig und skurril, z. B. in: „Du bist ein Faltbuch und ein Flügel“, oder ruhig und verhüllt wie z. B. für die Zeitschrift S.E.N.

Ein Einschnitt in Veronicas Arbeiten bildete die Teilnahme an einem Künstlerprojekt im Krankenhaus der Barmherzigen Brüder in München im Jahre 1999, als die alten Operationssäle vor dem Abriss als Ateliers vermietet wurden. Die Künstlerin arbeitete abstrakt mit verschiedenen Materialien. Viel Raum und große Flächen standen zur Verfügung. Als Material wählte sie z. B. Gold- und Silberfolien, schnitt und riss sie behutsam und bespickte sie punktuell mit Akupunkturnadeln. Sie stellte streng komponierte Collagen aus verschiedenen Papieren zusammen. Fotos zeigen sie beim Arbeiten.

Veronica Rummel-Damian hat sich bewusst keiner Stilrichtung angeschlossen. Ihre Bilder sind singulär, nur dem eigenen Empfinden verpflichtet. Sie wollen nicht schön sein, sondern echt und wahr.

Heute, nach Jahren des Suchens und auch Zweifelns, bedauert sie, dass früher Bilder oft verschenkt und verloren gegangen sind wegen eigener geringer Wertschätzung.

Heute traut sie sich, ihr noch vorhandenes und als gut empfundenes Werk in einem Katalog vorzustellen, und zwar Arbeiten aus der Zeit zwischen dem Kunststudium und den Objektbildern bei den Barmherzigen Brüdern in München, zwischen 1972 und 1999.

Heute weiß sie, dass sie als Künstlerin und Dichterin ihrem inneren Ruf gefolgt ist und wohl so geworden ist, wie ihr Schöpfer sie haben wollte: als liebevoll die Welt Erspürende und Darstellende in Wort und Bild.

Dr. Adelheid Riolini-Unger

Dr. Adelheid Riolini de l’artiste Veronica Rummel-Damian

Dr. Adelheid Riolini de l’artiste Veronica Rummel-Damian

Marquée par son milieu social de fille de famille nombreuse, ainsi que par ses nombreux voyages, en particulier par ses longs séjours en Afrique et en Inde, également marquée par ses expériences en tant qu’ergothérapeute en hôpital et en maisons de vieillesse, au long de son évolution, Veronica Rummel-Damian se senti de plus en plus poussée à se réaliser par ses dispositions créatrices et ses dons en mots et en images.

Déjà dans sa jeunesse, Veronica exigea de recevoir une formation artistique, qu’elle reçu à Würzburg, à Kinshasa au Congo, à Munich et à Berlin où elle passa ses examens.

Son caractère social se développa très tôt, ayant été l’aînée des sic enfants du professeur Alfons Rummel et de sa femme docteur Elisabeth Rummel, tous deux médecins, et par la suite à travers ses occupations d’ergothérapeute. La plupart du temps, elle s’occupait d’handicapés et de jeunes malades, ainsi que de personnes âgées.

Elle dessinait, elle peignait et elle faisait de la poterie avec ses patients, mais pas seulement avec eux. Dévoiler et réactiver la créativité et l’expérience du positif si souvent enfouis chez le malade, ça c’est ce qui était important pour elle. Elle éprouvait sa plus grande joie dans la résurrection d’expressions de leur visage, leur gaîté et leur parole retrouvées.

L’être humain occupe le centre de toutes ses œuvres artistiques. Les sujets choisis varient entre l’individu patient dans un service hospitalier, des relations humaines et des portraits d’amis ou d’inconnus dans leur vie quotidienne. En plus de ces sujets on retrouve toujours la question du « je » personnel dans des autoportraits. Certaines images sont « décrites », les pensées de Veronica tournent en mots, autour de la représentation. Pour vous donner un exemple : l’observation d’une femme de chambre. Le dessin subtil des mains et des pieds, les notes, même sur son langage, avec ses phrases prononcées simplement. L’observateur ne peut que lire, être inspiré et revivre la personne représentée comme l’individu qu’elle a vraiment été.

Le dessin est sa forme d’expression préférée. Le trait subtil du crayon peut immédiatement mettre en œuvre ses observations et ses sentiments ou ses sensations. Pour cette raison elle emportait partout un bloc de papier et un crayon dans sons sac à main. Elle dessina toute une série de dessins sur du papier sulfurisé, parfois rehaussés avec de la craie. Elle peignait cependant aussi des images en couleur en détrempés à l’œuf, ou comme aquarelle avec de l’encre de Chine et une plume.

Veronica écrit également des poèmes. Elle ne les construit pas, ils prennent leurs ailes intuitivement. Et elle les illustre, amusants et bizarres comme par exemple dans : »Du bist ein Faltbuch und ein Flügel« (Tu es un livre dépliant et une aile. NdT), ou paisibles et avec euphémisme, comme par exemple dans la revue S.E.N. (Spiritual Emergence Network Deutschland – Réseau pour le développement spirituel et l’accompagnement en cas de crise. NdT)

Une coupure dans son travail eu lieu en 1999 où Veronica prit part à un projet artistique dans les bâtiments de l’hôpital « des frères miséricordieux » à Munich. Avant leur démolition, les salles d’opération furent louées comme atelier. Les artistes travaillaient de manière abstraite avec des matériaux divers. La place et les surfaces disponibles étaient grandes. Elle choisi par exemple d’utiliser des feuilles fines d’or et d’argent. Elle les découpa ou elle les déchira précautionneusement, elle les hérissa de points avec des aiguilles d’acupuncture. Ensuite elle composa un collage précis avec un assortiment de ces morceaux. Des photos la montrent lors de ce travail.

Veronica Rummel-Damian n’a suivi aucun style et ce ci consciemment. Ses images sont singulières, et n’engagent que ses sensations et ses sentiments. Elles ne sont pas forcément jolies, mais elles sont authentiques et vraies.

Aujourd’hui, après des années de recherches et aussi de doutes, elle regrette d’avoir si souvent offert ou perdu ses images, n’ayant pas reconnus alors leur valeur.

Elle a trouvé aujourd’hui le courage de présenter les œuvres encore existantes, celles qu’elle trouve bonnes, dans un catalogue. Il s’agit de travaux provenant des années entre ses études d’art et les images d’objet chez les « frères miséricordieux » à Munich, entre 1972 et 1999.

Et elle sait maintenant, qu’elle a toujours suivi son cœur et qu’elle est bien devenue ce que voulait son Créateur : une artiste et une poétesse qui ressent tendrement le monde et le représente et mots er en images.

Dr. Adelheid Riolini-Unger

Veronica Rummel-Damian

Influenced by her childhood in a large family, by extensive travel (especially in Africa and India), and also by her experiences as ergo-therapist in hospitals and old peoples homes, Veronica Rummel-Damian during the course of her care r always followed the inner call to express her creative talents in word and art.

Early on she pursued an artistic training, follow ing th is with examinations in Würzburg, Kinshasa/Congo, Munich and Berlin.

Her social formative influences she received early as the oldest of six children in the doctor family of Prof. Dr. Alfons and Dr. Elisabeth Rummel, and later through her work as ergo-therapist. Mostly she worked with the handicapped and the sick, both young and old.

In drawing, painting and clay- figures with her patients, she aimed to rediscover and bring again to life long repressed and forgotten positive experiences.

To recover again expression, serenity and speech was her greatest joy.

In her creative work the main theme was always the human being. Subjects were single patients, also interpersonal relationships, portraits of friends and strangers in everyday life , and the constantly-recurring question of personalidentity in self-portrait. Some pictures are annotated with comments the artist has written in the border. An example is the picture of a chambermaid, the subtle rendering of hands and feet, even the representation of her simple language . The beholder should “read, empathize , and experience” the subject as an individual human being.

Drawing is her preferred form of expression. A subtle pencil stroke can immediately reproduce her observations and perceptions . Therefore she always has with her in her bag ask etch pad and pencil. A whole series was drawn on brown paper, some times highlighted with chalk. She also paints colour pictures in egg-tempera, or water-colour with pen and india ink.

Dr. Adelheid Riolini-Unger

Veronica Rummel-Damian

Marcada por una gran familia, muchos viajes y sobre todo largas es tadías en Africa, India, pero tam bién por sus experiencias como terapeuta ocupacional, Veronica Rummel-Damian podo seguir más y más su llamada interior y desarrollar así su capacidad creativa tanto en lo literario como en la pintura.

Siendo jóven ya se orientó en el área artís tica y se form ó en Wurzburgo, Kins has a/Kongo, Munich y Berlín, recibiendo un diplom a de artista plástica. Su carácter social se form ó siendo hija mayor de se is hermanos con del matrimonio Prof.Dr.Alfons y Dr.Elisabeth Rummel ambos médicos y por su actividad como terapeuta ocupacional.

En primer lugar ella trabajó con personas discapacitadas , y ancianos . Ella no solo pintaba, dibujaba, hacia alfarería con sus pacientes, sino que también intentaba de liberar y reactivar las experiencias positivas olvidadas de los pacientes. Siempre sentía una gran felicidad cuando los pacientes volvían a tener su expresión facial, verbal y su alegría.

El ser humano siempre era el centro de su creación artística. Sus temas eran los pacientes en sí, relaciones interpersonales, retratos de amigos y extraños en la vida cotidiana, pero tam bién el tema que siempre retornaba, la pre gunta sobre el propio ‘yo’ en el autore trato. Algunos cuadros es tan “descritos ” por los pensamientos de Verónica que retornan la re presentación con sus palabras.

Es a descripción se demuestra en la observación de una camarera, la formas util del dibujo de sus manos , sus pies, hasta la anotación del habla de la camarera, frases simples y sencillas. El observador debe ver el ser humano com o criatura individual, debe “leerlo, compartirlo y re vivirlo” en su autenticidad. La pintura es su form a de expresión favorita. La marca s util del lápiz transformas us observaciones en el ins tante .

Es por eso que ella siempre lleva un pequeño block de dibujo y un lápiz. Una serie entera fue dibujada en papel de embalaje, de vez en cuando le vantado con tiza. Ella tam bién dibujaba cuadros con témperas, acuare la con pluma y tinta china.

Dr. Adelheid Riolini-Unger